Mélanie Vote
Julien Gardair
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Credit photo: Mélanie Vote

Si Melanie Vote vit et travaille à New York depuis plus de 20 ans, elle a grandit dans une ferme de l'Iowa. Son travail tente de concilier ces deux mondes, en investiguant les complexités des relations des hommes et de la terre, de la nature cyclique de toute vie et de l'impossibilité de toute permanence. Dans les mois tempérés, elle travaille a distance, peignant à l'extérieur. 

Ainsi elle collectionne des moments qu'elle tisse de retour à l'atelier, au travers des couchent se construisent des narrations ouvertes.

 

Elle est diplômée d'un BFA de l'université de Iowa State et d'un master en peinture de la New York Academy of Art. Elle a reçu la bourse de la fondation Pollock-Krasner en 2007 ainsi que de nombreuses résidences comme The Vermont Studio Center, Jentel a Banner, WY, AHAD a Abu Dhabi, EAU, Le Grand Canyon et sera pensionnaire de Weir Farm, CT cette année. Vote enseigne regulierement a The New School, NYAA, NJCU et Pratt Institute et est regulierement invitee dans de nombreuses écoles comme the Pennsylvania Academy of Fine Art. 

Sa derniere exposition, The Washhouse, Nothing Ever Happened Here a la galerie Equity a New York a ouvert en Mars 2020 et est visible virtuellement sur Artsy. 

Julien Gardair est un artiste qui vit et travaille a New York depuis 2007. Depuis la fin des années 90, il développe une oeuvre multiple ou s’articule au travers de la découpe des pratiques aussi diverses que le dessin, la peinture, la photographie ou la vidéo. Invite in situ, il improvise dans l’espace des installations monumentales qui se jouent de l’architecture et de l’histoire du lieu a l’aide de la vidéo ou de rouleaux de feutres découpés.

Artiste du foisonnement, Julien Gardair semble à l’aise avec tous les médiums d’expression, qu’il travaille soit isolément, soit dans un mode combinatoire : vidéo, découpage, dessin, sculpture et peinture se distinguent ou s’imbriquent, pour faire exister une oeuvre synesthésique, parfois immersive, qui explore l’interférence du temps passé et de l’instant présent.

Au sein de cette production pluridisciplinaire, de grands axes se dessinent, travaillés par cycles longs : la découpe en fait partie, déployée à l’échelle monumentale ou au contraire, dans le format intimiste du livre ou de la revue. Dans un équilibre fragile et harmonieux entre formes et « contreformes », l’artiste fait dialoguer de grands découpages de matériaux divers (vinyl, feutre, moquette ou tapis de mousse...) avec l’espace d’exposition : les pleins sont aussi importants que les creux, rien n’est retiré, et dans le sillage de Matisse, l’artiste unit dans un même geste (le découpage) la peinture et le trait. Son répertoire de formes s’apparente à une forêt de signes biomorphiques, entre l’animal et le végétal, entre la figuration et l’abstraction. En France ou aux États Unis, l’artiste a mené en des lieux très divers ses recherches sur la figure dans l’espace, et le motif du corps aérien, en suspension.

Depuis 2009, il poursuit par ailleurs ses découpages de revues : les pages des magazines sont envisagées comme des strates géologiques, que l’artiste sculpte en souplesse, autant de lignes arabesques qui peuvent rappeler certaines courbes de niveau des cartes topographiques. La question du motif et du paysage traverse ainsi ces oeuvres sur papier (Horizon, See Through, Between the lines...), qui proposent des images mouvantes, en perpétuelle capacité de recomposition.

C’est ce qui caractérise également les grandes installations multimédia de Julien Gardair : le dispositif Camera Locus, qui projette dans l’espace un environnement d’images superposées à partir d’une seule source lumineuse, lui permet de se déployer à l’échelle d’une architecture, et de proposer au public une expérience d’immersion, au fil de multiples feuilletages visuels qui font palpiter l’espace.

Chaque nouvelle activation de ce dispositif, toujours pensée en fonction de l’in situ, s’imprègne de l’histoire du lieu et ricoche sur elle. Images d’archives retraitées, relectures graphiques et picturales, jeux de pixellisation, l’artiste compile toutes les possibilités d’une inventive digestion des documents d’origine. Julien Gardair est un artiste qui vit et travaille a New York depuis 2007. Depuis la fin despratiques aussi diverses que le dessin, la peinture, la photographie ou la vidéo. Invite in situ, il improvise dans l’espace des installations monumentales qui se jouent de l’architecture et de l’histoire du lieu a l’aide de la vidéo ou de rouleaux de feutres découpés.

Extrait d’un texte d’Eva Prouteau pour l’exposition Futur Antérieur au centre d’art la Chapelle

Jeanne d’Arc, Thouars.