Et si cette rupture subite nous permettait de poser un regard nouveau sur nos pratiques d’artiste ? 

Et si nous commencions à partager, à nous unir pour créer ?

2020

Occupy # 2 est une réponse immédiate à la crise de 2020, pour amener des artistes français et grecs à dialoguer, à structurer un réseau local et international à la fois. C'est aussi un effort pour reconnaître la forme hybride de l'artiste migrant et de l'artiste qui porte une double identité.

Le projet Occupy #2 se développe en cellule de recherche artistique qui identifie et structure un réseau d’artistes et partenaires entre la France, la Grèce

et ailleurs.

Les artistes associés du projet

se regroupent selon les critères suivants:

les FR en GR: les artistes français qui sont établis en Grèce. 

les GR en FR: les artistes grecs qui sont établis en France.

les visiteurs: les artistes français ou autres qui développent des projets

en Grèce. 

mais aussi les artistes qui s'identifient

eux-mêmes sur la base d'éléments communs aux deux cultures.

2021

Les projets qui naissent de cette recherche se développent dans les espaces de l’Ambassade de France et autres territoires français en Grèce, mais aussi chez les différents partenaires lors d’une manifestation qui doit se tenir 

simultanément en Grèce 

en automne 2021. 

Avec le soutien de l'Institut français 
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Credit photo: Odysseas Parisot

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  OCCUPY 2020

Petit monologue d'introduction

Eirini Linardaki, conceptrice et directrice du projet Occupy.

 

En 2017, j’ai demandé la nationalité française que j’ai obtenue, après plusieurs conversations intéressantes sur le statut de tous ces artistes qui portent en eux une éducation artistique et une conscience sociopolitique hybride entre les deux pays. 

 

Cette conscience socio-politique intègre, selon moi, l’activisme scolaire et étudiant des années ’90 à Athènes, où en tant qu’élèves nous occupions notre lycée pour demander à être écoutés, mais aussi tout ce que j’ai appris en France sur les manifestations pacifiques et la possibilité pour les artistes de rejoindre les classes ouvrières dans les espaces publics.

 

En 2019, j’ai présenté un projet artistique pilote à l'Institut français de Paris qui visait à soutenir les réseaux propres aux artistes français et francophones, déjà existants dans différents pays, et à utiliser des espaces administratifs et publics pour y développer

des projets de recherche, résidence et exposition. 

 

Ainsi est né le projet  « Occupy #1 New York », lors duquel, vingt-huit artistes ont occupé les locaux du Consulat Général de Grèce à New York, en résidence et en dialogue avec le personnel administratif,  avec le soutien des services culturels de l’Ambassade de France aux États-Unis . Le projet consistait surtout à permettre à des artistes non grecs d’exposer leurs travaux et inspirations qu’ils puisaient dans la culture, de l’esthétique et des idées grecques, dans un territoire public et administratif grec.

 

Pour le volet Occupy #2, le projet, devenu partenaire de l’Institut Français de Grèce, identifie les réseaux de coopération existants ainsi que les artistes ayant un parcours hybride entre les deux pays. Le projet vise à soutenir ces artistes, les réseaux d’accueil de recherche et de coopération. Avant tout, dans un moment de crise sociale internationale, le projet vise à structurer le local avec une méthodologie et un dialogue international. 

 

 

Cette forme d'occupation vise à questionner la présence et le rôle de l'art dans un espace administratif, politique ou public et la manière dont les artistes peuvent l’investir.

Sozita Goudouna, conseillère du projet 

(Un)occupied: On the entanglement of Occupiers, Collaborators and Care 

(In)occupé: Sur l’enchevêtrement des occupants, des collaborateurs et des soins 

Our project argues for collaborative authorship and art activism as a way of thinking and performing social and political crises. Written, imagined and practiced collectively by artists, curators and scholars, OCCUPY#2 unfolds along four interlocking sites: political/national identities, institutions/collectives, aesthetic/ethics and caregiving. 

At the same time, the juxtaposition of the real with the artful and the interconnectedness of the artwork to a particular environment/location/country is of primary concern, for OCCUPY#2, and in creating a space where aesthetic politics and ethics could be performed. As Lefevre proposed, in actuality, “ideal” space, that has to do with ‘mental (mathematico-logical) categories and “real” space, and the space of social practice are not separate, on the contrary each of these two kinds of space involves, underpins and presupposes the other’ (Lefevre 1991:14). 

Can we occupy an institutional space and overcome the various hierarchies? As Frantz Fanon wrote in his book A Dying Colonialism, there is ‘no occupation of territory on the one hand and independence of persons on the other. It is the country as a whole, its history, its daily pulsation that are contested, disfigured, in the hope of a final destruction. Under these conditions, the individual’s breathing is an observed, an occupied breathing. It is a combat breathing.’ 

 

Angeliki Poulou, conseillère du projet 

manifeste OCCUPY 

L’artiste chercheur | L’artiste - homo universalis | L’artiste - ouvrier | L’artiste - chaman | L’artiste -  professionnel | L’artiste français | L’artiste grec | L’artiste nomade | L’artiste exilé |

Occupe : 

  • l’espace 

  • les normes dominantes 

  • l’ordre établi 

  • les atmosphères 

  • la discussion publique 

  • l’imaginaire

Eleni Riga, conseillère du projet 

D'où venons-nous et où appartenons-nous ? 

Le sentiment de l’appartenance, les enjeux de l’appropriation culturelle et de l’occupation de pratiques et d’esprit par la culture et la langue française sont vitales non seulement pour mon travail mais aussi pour ma propre existence. Lors de cette belle invitation de réflexion, je souhaite ré-imaginer comment travailler ensemble et comment on peut transformer les contraintes en opportunités. 

 

Η τέχνη είναι συνάντηση. L’art est une rencontre.